
À nos lecteurs et lectrices : l’édition 2006-2024 du Maitron en ligne est désormais qualifiée de « patrimoniale ». Ses notices reflètent l’état du savoir au moment de leur publication. Quelques erreurs factuelles peuvent y figurer. C’est donc avec un nécessaire recul que nous vous invitons aujourd’hui à les lire. Le Maitron « actif » est constitué de corpus biographiques dans lesquels des notices actualisées seront insérées et c’est dans ce cadre éditorial que des mises à jour pourront être envisagées.
Par Frédéric Stévenot
Maitron patrimonial (2006-2024)
Ouvrier métallurgiste ; syndicaliste CGT de l’Aisne ; secrétaire général de l’Union locale de Guise ; militant communiste; adjoint au maire.
Ouvrier métallurgiste chez Godin à Guise (Aisne), André Patat assurait en 1921 le secrétariat du syndicat local des mouleurs. Le 11 avril 1921, présidant une réunion syndicale et socialiste, il déclara que son syndicat était passé en un an de sept cents adhérents à deux cent cinquante. Délégué au congrès national CGT de Lille en juillet 1921, il vota pour les thèses minoritaires.
Il fut candidat aux élections municipales de 1925, sur la liste du Bloc ouvrier et paysan (BOP). Au premier tour, le 3 mai, elle avait obtenu 658 suffrages en moyenne, contre 832 pour la «liste fasciste d’union administrative» et 248 pour le bloc des gauches ; aucune n’avait été en mesure de l’emporter. Les candidats ouvriers et paysan avaient obtenu :
Au second tour, le 10 mai 1925, la liste obtint une moyenne de 746 voix:
Cependant, le maintien de la liste du bloc des gauches empêcha les communistes d’avoir des élus. Il leur fallut attendre 1929 pour remporter les élections. De fait, en mai 1929, André Patat fut élu à Guise, la première commune du département à être dirigé par une majorité communiste. Il fut l’un des adjoints du maire Émile Lamart. Il démissionna cependant du conseil municipal en mars 1932, pour des raisons qui n’ont pas alors été précisées dans la presse.
En janvier 1937, il était secrétaire de l’Union locale CGT de cette ville, au 131 Famlistère central.
On ignore ce que devint ensuite André Patat, notamment pendant la guerre. Il n’apparaît en effet pas dans les bases de données de Mémoire des hommes ou du fonds pour la mémoire de la déportation. On ne sait pas davantage quand il naquit ou mourut.
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Maitron patrimonial (2006-2024)
Par Frédéric Stévenot
SOURCES : Arch. Nat. F7/13124, 13276. — C.r. du congrès de Lille. — La Voix du peuple, organe officiel mensuel de la CGT, février 1937 (BNF, Gallica). La Voix paysanne, 2 mai 1925, p. 4; 9 mai 1925, p. 4 ; 16 mai 1925, p. 4. Le petit Parisien, 21 mars 1932, p. 3.