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Fête de la Fédération Wallonie-Bruxelles

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Axelle Red à la fête de la Fédération Wallonie-Bruxelles de 2011.

La fête de la Communauté française de Belgique désigne des célébrations menées chaque dans l'une des trois communautés de Belgique : la Communauté française (renommée unilatéralement « fédération Wallonie-Bruxelles » depuis une résolution de son Parlement le [1]).

Elle commémore l'une des pages glorieuses de la révolution belge : la fin des Quatre Jours de Bruxelles et la victoire des volontaires belges, le , sur les forces armées du Royaume uni des Pays-Bas qui avaient tenté de reprendre le contrôle de la ville à la suite de l'insurrection de 1830 dans les Pays-Bas méridionaux. Cet évènement majeur entraîne la militarisation de la révolution dans la guerre belgo-néerlandaise puis la déclaration d'indépendance de la Belgique, le .

Cette fête donne lieu à un jour de congé pédagogique pour les écoles et les administrations de la Communauté française mais ne constitue pas un jour férié pour les salariés du privé. Elle coïncide avec la fête de la Région wallonne qui partage la même origine historique sans qu'elle soit fêtée à une date fixe, mais le troisième dimanche du mois de septembre.

Référence historique

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Attaque du parc de Bruxelles lors des Quatre Jours de Bruxelles.

Le sonne le glas du Premier Empire français après de la défaite de Napoléon Ier lors de la bataille de Waterloo. Les puissances européennes redessinent les cartes de l'Europe lors du congrès de Vienne et décident de créer un état-tampon entre le Royaume de France et la Prusse, afin de disposer d'un rempart contre les éventuelles nouvelles ambitions expansionnistes françaises[2]. C'est ainsi que, le , le royaume uni des Pays-Bas voit le jour et unit grosso modo ce qui était autrefois la république des Provinces-Unies, les Pays-Bas autrichiens et la Principauté de Liège. Le nouveau souverain est Guillaume Ier d'Orange-Nassau, qui règne donc sur un territoire composé de différents peuples de langues et de cultures différentes. Mais le « mariage forcé » entre la Belgica Foederata et la Belgica Regia ne se passe pas comme prévu et, très vite, les huit[3] provinces du sud commencent à contester le régime « hollandais » dicté depuis La Haye.

Fin la Deuxième Révolution française éclate à Paris et ses idées libérales se diffusent dans un contexte social et économique déjà tendu[4]. Le soir du a lieu une représentation de l'opéra d'Auber, La Muette de Portici, au Théâtre de la Monnaie de Bruxelles, à l'occasion de l'anniversaire du roi. La pièce rappelle l'insurrection des Napolitains contre Philippe IV d'Espagne en 1647. De violentes émeutes s'ensuivent alors dans la ville et se propagent à l'ensemble des provinces méridionales. Des combats éclatent un peu partout entre bourgeois, masses populaires et autorités « hollandaises ». En plus des échauffourées de la capitale, le sang belge coule dès le à Anvers et à Bruges et l'on ne compte plus les pillages ou les incendies, comme dans la région de Verviers. Une première délégation belge est envoyée auprès du roi afin de demander la convocation des États généraux du royaume des Pays-Bas et que ceux-ci statuent sur une séparation administrative de la Belgique et des Pays-Bas[5].

Dans le but de mater l'insurrection, le roi envoie ses deux fils et son armée reprendre le contrôle de la situation dans les provinces du sud. Le commandement des troupes est confié au prince Frédéric, alors que, de son côté, le prince héritier Guillaume tente de négocier avec les chefs de la garde bourgeoise de Bruxelles. Les princes établissent leur quartier-général à Vilvorde dès le [6], mais n'obtiennent pas de résultats et le mouvement s'intensifie[7]. Les premières victoires militaires se dessinent au profit des « Belges » : la garnison de Louvain évacue la cité après de violents combats le et les révolutionnaires commencent à prendre le contrôle d'endroits stratégiques comme les portes et l'artillerie de l'enceinte de Mons le , le fort de Huy le , ou encore le fort de la Chartreuse, à Liège, le . De nombreux volontaires se réunissent en corps francs et se rendent à Bruxelles, devant laquelle l'armée du prince Frédéric campe toujours. Il en vient de toutes les provinces, comme le célèbre corps franc liégeois, dirigé par Charles Rogier. On note aussi la participation d'étrangers dont celle de Français, de Luxembourgeois, ou encore de combattants britanniques, espagnols, italiens, prussiens ou portugais[8]. L'armée finit par attaquer Bruxelles et Louvain le , déclenchant l'épisode des Journées de Septembre. Cependant, à la surprise générale[9], elle est repoussée à Louvain puis se fait battre et harceler dans toute la province de Brabant, tandis qu'elle est contrainte se retrancher dans le parc de Bruxelles après s'être enlisée dans un combat urbain lors des Quatre Jours de Bruxelles. Elle finit par évacuer la ville le et, s'il ne s'agit pas d'une réelle « victoire belge » sur l'armée, la défaite des troupes royales contre les révolutionnaires revêt une importance majeure de par son aspect symbolique, son caractère inattendu et sa localisation dans la future capitale de la Belgique.

Ces évènements conduisent en effet les Belges à proclamer, non plus une séparation administrative, mais bien leur indépendance totale du royaume uni des Pays-Bas dès le . La création du nouvel état est reconnu quelques mois plus tard par les puissances européennes, réunies lors de la conférence de Londres. L'indépendance entraine également le début de la guerre belgo-néerlandaise, qui voit l'armée être repoussée au-delà de la frontière entre la Belgique et les Pays-Bas, ainsi que la création du Congrès National, élu le qui choisit de faire du nouvel état une monarchie constitutionnelle moderne, bientôt dirigée par le premier roi des Belges, Léopold de Saxe-Cobourg. La guerre ne s’achèvera que par la convention de Zonhoven signée le et il faudra attendre le traité des XXIV articles du pour que le roi Guillaume des Pays-Bas reconnaisse officiellement l'existence de la Belgique et que ses frontières soient fixées lors du traité de Maastricht du .

Choix de la date

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Le est l'ancienne date de la fête nationale belge de 1831 à 1890 (ici une peinture de 1880). Elle commémore le date de la victoire des Quatre Jours de Bruxelles, l'un des épisodes de la révolution belge.

La communauté française de Belgique nait en 1971 avec la première réforme de l'État belge, en pleine création du fédéralisme belge, conséquent aux querelles linguistiques dans le pays. Le , le Conseil Culturel de la Communauté Culturelle francophone de Belgique[10] décide d'instaurer une « fête de la communauté française », sur base d'une proposition de Fernand Massart. Cette fête s'inspire de la fête de la Wallonie, créée en 1913 par l'assemblée wallonne et organisée chaque dernier dimanche de septembre.

La date renvoie au , jour de la « victoire » des volontaires belges lors des Quatre Jours de Bruxelles. L'importance de l'évènement fait qu'entre 1831 et 1890, elle était la date de la fête nationale belge, jusqu'à ce que le roi Léopold II décide de la remplacer par le afin de commémorer la prestation de serment du premier roi des belges, Léopold Ier, le .

Le , un décret du Conseil de la Communauté française de Belgique officialise la date, « déterminant le jour de fête et les emblèmes propres à la Communauté française de Belgique »[11]. Celui-ci est publié au moniteur belge le de la même année.

Controverse liée au choix de la date

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Affiche de 1912 de la ligue wallonne tentant de démontrer un déséquilibre dans le nombre de volontaires « wallons » et « flamands » en 1830, dans le cadre de la question communautaire en Belgique.

Un débat existe quant choix de la date du pour fêter la Communauté française de Belgique [12]. En effet, après la naissance de la question communautaire en Belgique, le mouvement wallon est accusé d'avoir repris à son compte une partie de l’histoire de la révolution belge, en prétendant que les volontaires de 1830 étaient essentiellement originaires de l'actuelle région wallonne et donc majoritairement francophones[13], et que les Flamands n'avaient joué qu'un rôle secondaire. La date de la victoire des Quatre Jours de Bruxelles en mémoire des volontaires « wallons » venus défendre la capitale est alors choisie afin de mettre en exergue une prétendue « union francophone » et de forger une « identité wallonne » face au mouvement flamand [14].

Aspect linguistique
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Concernant l'aspect linguistique, il s'agit là d'un anachronisme : le français de Belgique et le néerlandais de Belgique n'ayant, à l'époque, ni la même utilisation, ni la même importance que celle dont ils jouissent actuellement[15]. En effet, si le français est initialement choisi comme seule langue officielle de la Belgique après son indépendance du royaume uni des Pays-Bas, le , ce dernier est essentiellement parlé par la bourgeoisie, qu'elle soit « flamande » ou « wallonne » ; ces termes étant eux-mêmes revêtus d'une toute autre signification à l'époque que celle que leurs confèrent les querelles linguistiques modernes. Par exemple, les Wallons issus du peuple ne parlent généralement que les différentes langues vernaculaires de leurs régions, comme les patois wallons en eux-mêmes, mais aussi l'ardennais, le brabançon, le francique ripuaire, le gaumais, le luxembourgeois, le limbourgeois ou encore le picard. Du côté de la presse, de nombreux journaux sont édités en français, mais ceci est également le cas en Flandre, comme le Courrier des Pays-Bas ou encore l’hebdomadaire orangiste le Courrier de Gand, par exemple.

Au début des années 1980, l’américain John W. Rooney s'intéresse au sujet et dessine un profil du combattant de 1830 qui propose plutôt une révolution populaire majoritairement bruxelloise, dont les langues maternelle étaient les patois locaux comme le brusseleir[16]. La capitale étant, à l'époque, une ville flamande dont le processus de francisation de Bruxelles se verra particulièrement accentué après l'indépendance de la Belgique.

Aspect géographique
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Tract du gouvernement provisoire de Belgique appelant les Belges à venir défendre la capitale, attaquée par l'armée du prince Frédéric lors des Quatre Jours de Bruxelles.

L'origine géographique des différents volontaires venus défendre Bruxelles mérite également une étude plus approfondie. En effet, la formation des corps francs s'est faite de deux manières : soit à l’initiative des communes elles-mêmes, soit après le passage de recruteurs envoyés spécialement par les meneurs de la révolution belge. Lorsque l'armée tente de reprendre le contrôle de la situation en attaquant Bruxelles et Louvain lors des Journées de Septembre, de nombreuses communes honorent la promesse d’assistance qu'elles avaient formulé à la Commission de sûreté publique ou à la Réunion centrale en organisant puis en envoyant des corps francs, notamment vers la capitale.

Lors des combats de Louvain, on remarque que les volontaires accourus au secours la ville proviennent de l'ensemble des communes avoisinantes, comme Aarschot, Diest, Hakendover, Hamme-Mille, Heverlee, Saint-Trond ou encore Tirlemont. Pour les Quatre Jours de Bruxelles, la situation est quelque peu différente : on note que l'origine géographique des corps francs est plutôt à trouver au sud de la ville (y compris dans des communes encore de patois flamand comme Anderlecht, Hal, Leeuw-Saint-Pierre ou Watermael-Boitsfort). Ceci s'explique d'abord de par la disposition tactique de l'armée, qui campe à Vilvorde depuis la fin août et ne prend même pas la peine d'encercler la capitale, trop sûre de sa victoire[17]. Les troupes se déploient en demi-lune autour au nord la ville, de la porte de Flandre à la porte de Louvain, ce qui laisse libres de circulation les routes venant du sud. C'est par celles-ci que s'en vont les recruteurs comme Henri Rosart et Joseph Nique qui arpentent l'est de la province de Hainaut, Charles Pletinckx et Godefroid Nique qui parcourent l'actuel Brabant wallon, ou encore Philippe Lesbroussart et Isidore Plaisant qui soulèvent le Borinage[18] et que s'en viennent les renforts principaux d'hommes, de vivres et de munitions. Ensuite, plusieurs places fortes situées en Wallonie ont déjà subi les assauts du peuple, comme à Ath, Charleroi ou Mons. Certaines sont même déjà tombées aux mains des Belges, comme le fort de Huy ou le fort de la Chartreuse à Liège, ce qui harangue d'autant plus la population des environs et contribue à son armement et à son renforcement grâce aux déserteurs locaux de l'armée.

C'est moins le cas en Flandre car la révolte y est bien plus sévèrement matée, comme après les émeutes d'Anvers et de Bruges fin août, ou encore début septembre à Termonde, lorsque le gouverneur de la province de Flandre-Orientale, Hendrik Jacob van Doorn van Westcapelle (nl), démet de ses fonctions le bourgmestre François van den Broucke de Terbecq après que celui-ci et le conseil de Régence de la ville se soient déclarés en faveur de la séparation de la Belgique et du Royaume uni des Pays-Bas[19]. Cela est dû, entre autres, à la présence et à l'importance considérable du mouvement orangistes dans la bourgeoisie industrielle flamande, comme à Gand[20] ou Saint-Nicolas[21], mais aussi aux renforts militaires reçus directement des autres provinces du nord dans des villes majeures dont les garnisons sont toujours aux mains de l'armée comme celles d'Alost[22], de la citadelle d'Anvers, de la citadelle de Gand ou encore celle de la forteresse de Maastricht[23].

Outre les corps francs « officiels », on note également que de nombreux combattants se rendent à Bruxelles de leur propre initiative, et ce de toutes les provinces et bien avant l'attaque de l'armée. Un exemple parmi tant d'autres vient de la participation luxembourgeoise à la révolution belge, dont Alfred Bertrang raconte que le , la malle-poste reliant Luxembourg-ville à Bruxelles arrive à Arlon « bondée de volontaires se rendant à la capitale »[24] et qu'une voiture supplémentaire dut déjà y être attelée alors qu'il restait encore 200 kilomètres à parcourir. De nombreux Flamands sont cités comme « combattants isolés » dans la liste des récipiendaires de la Croix de fer, décoration reçue pour leur participation aux combats de Bruxelles, provenant de villes ou villages de tailles variées et de tous coins de la Flandre comme Boom[25], Bruges[26], Gand[27], Huldenberg[28], Melsele[29], Moerkerke[30], Termonde[31], Zemst[32], etc. Il y a d'ailleurs plus de « Flamands » tués que de « Wallons » lors des Quatre Journées. En effet, sur les 466 volontaires inhumés dans la crypte du monument aux martyrs de la révolution de 1830, on dénombre[33] 183 Bruxellois, 132 Flamands, 123 Wallons et 28 étrangers.

Aspect moderne
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En 2011, le Parlement de la communauté française de Belgique modifie unilatéralement le nom de la communauté française de Belgique en « fédération Wallonie-Bruxelles » afin d'accentuer une « union des francophones », ce qui est anticonstitutionnel.

En 2020, la RTBF s'interroge une nouvelle fois quant au choix du pour la fête de la communauté française de Belgique et le professeur de l'université libre de Bruxelles, Serge Jaumin, déclare que l'appropriation historique de cette date par les francophones est « une sorte d’appropriation historique un peu bizarre dans le sens où, globalement, le 27 septembre n’a rien à voir avec la Communauté française et ce n’est certainement pas une victoire des francophones contre les Hollandais c’est une victoire belge ou une victoire bruxelloise contre les troupes hollandaises »[34]. Aujourd'hui encore, la communication officielle de l'entité fédérée au sujet du choix de la date du parle d'une solidarité entre Bruxellois et Wallons ayant « chassé l'occupant hollandais ». En effet, en 2025, le site internet officiel de l'institution présente toujours les faits comme suit[35] :

« (...) Le peuple de Bruxelles, aidé par des volontaires wallons, s'organise alors en milice armée, forte d'environ six mille hommes originaires de tous groupes sociaux. Les Hollandais sont assiégés pendant quatre jours et, dans la nuit du 26 au 27 septembre, ils se retirent du Parc de Bruxelles. Leur fuite consacre la victoire sur l'occupant hollandais. Grâce à la participation déterminante des Bruxellois et des Wallons, la Belgique vient de gagner son indépendance. Le choix de cet événement se base sur la volonté de souligner l’existence ainsi que l’importance de la solidarité entre la Wallonie et Bruxelles. »

Outre cette erreur historique (les provinces qui forment actuellement la Belgique n'étaient pas « occupées » mais faisaient partie intégrante du royaume uni des Pays-Bas, dont la Hollande n'était que l'une des dix-sept provinces), elle omet complètement la participation de Flamands à la défense de Bruxelles et utilise la rhétorique de l'hyperbole pour exagérer celle des Wallons, se risquant à un parallèle hasardeux entre la situation sociale et linguistique de l'époque et celle d'aujourd'hui[36].

En 2011, dans le cadre de la sixième réforme de l'État belge, le Parlement de la communauté française de Belgique accentue davantage cette « union des francophones » en modifiant unilatéralement le nom de la Communauté française en « fédération Wallonie-Bruxelles ». Ce changement, particulièrement mal reçu par le monde politique flamand[37], est jugé anticonstitutionnel car le nom des trois Communautés de Belgique est disposé par l'article 2 de la Constitution belge et que, pour les modifier, il faudrait réviser cette dernière[38].

Évolution des festivités

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La première fête de la communauté française de Belgique a lieu le .

En 2021, des festivités plus importantes sont organisées à l'occasion du cinquantième anniversaire de la création de la Communauté française[39].

Des concerts mettant en scène des artistes belges francophones sont organisés dans de nombreuses villes de la Communauté française de Belgique, y compris Bruxelles, qui en est le siège bien qu'étant située dans la région bilingue de Bruxelles-Capitale.

Autour de la fête

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Stromae (image) est à l'origine d'une controverse après s'être adressé en néerlandais au public réuni pour les concerts sur la Grand-Place de Bruxelles lors de la fête de 2013.
  • Depuis 1981, la fête donne droit à un jour férié dans les administrations de la Communauté française de Belgique[40] ainsi qu'à un jour de congé pédagogique dans les établissements scolaires francophones depuis que l'enseignement est devenu l'une des compétences des communautés de Belgique à l'occasion de la troisième réforme de l’État belge.
  • Lors de l'édition de l'année 2013, le chanteur belge Stromae défraie la chronique en s'adressant d'abord en néerlandais au public, réuni pour un concert sur la Grand-Place de Bruxelles, leur demandant : « Alles goed? Spreken jullie Vlaams ? ... Spreken jullie Vlaams ? In Brussel we spreken Frans en Vlaams, oké ? »[41] (ce qui se traduit par : « Tout va bien? Parlez-vous flamand? Parlez-vous flamand ? À Bruxelles on parle le français et le flamand, ok ? »). Il commet par la même occasion une faute de grammaire en oubliant l'inversion sujet-verbe, ce que Jan Peumans, à l'époque Président du Parlement flamand, ne manque pas de souligner en déclarant au journal Le Soir : « On peut dire ce que l'on veut, mais il faut le dire en bon néerlandais »[42]. L'artiste poursuit ensuite sa prestation en français, en questionnant « On est à Louise ici ou quoi ? » afin d'introduire sa chanson Formidable, dont le clip devenu viral fut tourné quelques mois auparavant sur place Louise à Bruxelles. De nombreuses personnalités francophones qualifient le geste d'inapproprié au vu des circonstances[43], tandis que certains néerlandophones le trouvent fédérateur. Le quotidien De Standaard y voit une subtile prise de position contre la séparation du pays[44] alors que les partis nationalistes flamands, N-VA en tête, en ont profité pour récupérer l'évènement et féliciter l'artiste[45].

Bibliographie

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  • Comité administratif de la Société centrale des décorés de la Croix de fer, Liste nominative des citoyens décorés de la Croix de fer, Bruxelles, Imprimerie et lithographie de P-M Michelli, (lire en ligne). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Henri Pirenne, Histoire de Belgique, vol. 3, Bruxelles, La renaissance du livre, . Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article

Notes et références

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  1. « Nouvelle appellation », sur Portail officiel de la Fédération Wallonie-Bruxelles (consulté le )
  2. « Le royaume uni des Pays-Bas (1815-1830). », sur connaitrelawallonie.be
  3. Anvers, Brabant, Flandre-Occidentale, Flandre-Orientale, Hainaut, Liège, Limbourg et Namur. Le Luxembourg au sens large était alors une possession du roi des Pays-Bas, Guillaume Ier, qui en était également le Grand-duc. Il sera d'abord annexé par la Belgique dès le , puis scindé en deux par le traité des XXIV articles du et sa partie occidentale devient alors la neuvième province de Belgique : l'actuelle province de Luxembourg. L'autre partie restera possession de la monarchie néerlandaise, puis deviendra totalement indépendant en 1890, le Luxembourg que l'on connaît aujourd'hui.
  4. Pirenne 1927, p. 479.
  5. Jean-Joseph Thonissen, La Belgique sous le règne de Léopold Ier., t. 1, Louvain, Vanlinthout et Peeters, coll. « Etudes d’histoire contemporaine », (lire en ligne), p. 11
  6. Pirenne 1927, p. 489.
  7. Pirenne 1927, p. 493.
  8. Auguste De Wargny, Esquisses historiques de la révolution de la Belgique en 1830 - Supplément, Bruxelles, Louis Hauman et Cie, (lire en ligne), p. 54
  9. Pirenne 1927, p. 499.
  10. Avant la réforme constitutionnelle qui a créé l'actuelle Communauté française
  11. « Décret déterminant le jour de fête et les emblèmes propres à la Communauté française de Belgique », sur gallilex.cfwb.be
  12. Luckas Vander Taelen, « Les tentations nationalistes de la « Fédération Wallonie-Bruxelles » », daardaar.be, (ttps://daardaar.be/rubriques/opinions/les-tentations-nationalistes-de-la-federation-wallonie-bruxelles/, consulté le )
  13. « Origine des corps de volontaires de septembre 1830 », sur connaitrelawallonnie.be
  14. Wahoub Fayoumi, « Pourquoi fête-t-on la Communauté française le 27 septembre? », rtbf.be, (lire en ligne, consulté le )
  15. Philippe Destatte, « Retour sur 1830 : méprises et ambiguïtés d’une révolution : 2. La politique de néerlandisation (1823-1830) », sur Institut Destrée, p. 4-5
  16. (en) John Rooney, Revolt in the Nederlands. Brussels 1830, Lawrence (Kansas), Coronado Press, , 250 p.
  17. Pirenne 1927, p. 503.
  18. Robert Demoulin, Les Journées de septembre 1830 à Bruxelles et en Province., Liège, Presses universitaires de Liège., , 280 p. (lire en ligne)
  19. Adolphe Bartels, Les Flandres et la révolution belge, Bruxelles, J. De Wallens et compagnie, (lire en ligne), p. 352
  20. Charles Emmanuel Poplimont, La Belgique depuis 1830., Gand, Désiré Verhulst, (lire en ligne), p. 74
  21. G. Willemsen, Les événements de 1830-1831 à Saint-Nicolas, t. XXIV, Saint-Nicolas, Oudheidkundige Kring van het Land van Waas, coll. « Annales du Cercle Archéologique du pays de Waes », , 11-65 p. (lire en ligne)
  22. (nl) Els Witte, De revolutiedagen van 1830 in Aalst. (lire en ligne), p. 230-231
  23. Adolphe Bartels, Les Flandres et la révolution belge, Bruxelles, J. De Wallens et compagnie, (lire en ligne), p. 382
  24. Xavier Michaëlis, Arlon et la Révolution, Vieux-Virton, Éditions de la Dryade, , p. 7
  25. Comité administratif de la Société centrale des décorés de la Croix de fer 1865, p. 162.
  26. Comité administratif de la Société centrale des décorés de la Croix de fer 1865, p. 100.
  27. Comité administratif de la Société centrale des décorés de la Croix de fer 1865, p. 38.
  28. Comité administratif de la Société centrale des décorés de la Croix de fer 1865, p. 41.
  29. Comité administratif de la Société centrale des décorés de la Croix de fer 1865, p. 165.
  30. Comité administratif de la Société centrale des décorés de la Croix de fer 1865, p. 86.
  31. Comité administratif de la Société centrale des décorés de la Croix de fer 1865, p. 19.
  32. Comité administratif de la Société centrale des décorés de la Croix de fer 1865, p. 149.
  33. « Liste nominative des 466 combattants des Journées de Septembre inhumés dans la Crypte du Monument aux Martyrs. », sur b1830.be
  34. « https://www.rtbf.be/article/le-27-septembre-une-fete-nationale-avant-d-etre-celle-de-la-communaute-francaise-10594028 », sur rtbf.be (consulté le )
  35. « En souvenir de septembre 1830 », sur Site internet officiel de la Fédération Wallonie-Bruxelles (consulté le )
  36. « https://www.rtbf.be/article/le-27-septembre-1830-l-occupant-hollandais-etait-chasse-pourquoi-fete-t-on-cette-date-au-sud-mais-pas-au-nord-du-pays-10029141 », sur rtbf.be, (consulté le )
  37. Mireille Smekens, « Fédération Wallonie-Bruxelles: la Flandre avale de travers », RTBF, (lire en ligne, consulté le )
  38. Jean-François Noulet, « Ne dites plus « Fédération Wallonie-Bruxelles », mais « Communauté française », au niveau fédéral en tout cas », rtbf.be, (lire en ligne, consulté le )
  39. « 50 ans de Communauté française, 10 ans de Fédération Wallonie-Bruxelles : stop ou encore ? », sur rtbf (consulté le )
  40. « Pourquoi certains ont congé et d'autres pas ce 27 septembre ? », sur Le Soir (consulté le )
  41. Stromae Live Bruxelles,Grande Place -27 septembre 2013, YouTube, 27 septembre 2013 [présentation en ligne], 5'00" à 6'00"
  42. Béatrice Delvaux, « Stromae : spreken Jullie Vlaams ? », Le Soir, (lire en ligne, consulté le )
  43. « Stromae parle néerlandais lors de la Fête de la Fédération Wallonie-Bruxelles: "Il est là pour pousser la chansonnette, pas faire de la politique" », sur rtl.be (consulté le )
  44. Alain Gerlache, « "Formidable" Stromae bilingue sur la Grand Place », rtbf.be, (lire en ligne, consulté le )
  45. « «A Bruxelles, on parle français et flamand»: Stromae félicité par la NVA », sur Sudinfo (consulté le )