En résumé
Faire attendre la France pendant des jours, envoyer un mail à deux heures du matin afin d’organiser une réunion pour le lendemain, convoquer des chefs de parti sans ordre du jour précis, les laisser parler sans prendre en compte ce qu’ils disent, puis les renvoyer sans leur dire ce qu’il va faire, et enfin décider in fine de nommer… non, de renommer parce qu’ils n’ont rien compris et qu’il faut tout faire soi-même… Sébastien Lecornu. Décidément, Emmanuel Macron est un manager toxique. Pas de bol pour nous, il est président de la République. La réunion qui s’est tenue ce vendredi à l’Élysée est un nouvel épisode d’une semaine de crise politique qui a, une fois de plus, montré que l’isolement du chef de l’État accentue la tension. Résultat : au terme d’un suspense qui a vu l’Élysée ne daigner lâcher un nom qu’à 22 heures, la France dispose d’un Premier ministre, le même qui a démissionné avant que d’être censuré, mais pour combien de temps ? Le Rassemblement national (RN) et la gauche ont promis la censure. Toute cette semaine de tractations a juste permis de repousser les échéances. Celui qui « considérait » mercredi soir sa « mission terminée » dit désormais « accepter
Tout commence par un mail tombé en pleine nuit. Certains disent à 1 h 50, d’autres à 2 h 30. Le message est adressé à tous les chefs de parti et présidents de groupes parlementaires