close


PROPAGANDE HAINEUSE

OU
Les citations que vous ne verrez jamais dans les �Minutes du Patrimoine� du gouvernement f�d�ral



Voici une petite collection de citations qui ont �t� faites � l'�gard des souverainistes et parfois, de toute la soci�t� qu�b�coise en g�n�ral. J'ai choisi ces citations avec soin: ces paroles ne sortent pas de la bouche de quelques hurluberlus marginaux mais bien de celles de leaders d'opinion, de journalistes, de politiciens et de gens influents du Canada anglais. Ces citations visent � lever le voile sur le racisme dont les Qu�b�cois sont souvent victimes et � d�noncer les abominables mensonges qui sont parfois v�hicul�s � leur sujet.

Le roi des d�clarations racistes � l'�gard des Qu�b�cois (toujours faites dans la plus grande impunit�) est probablement l'�crivain anglo-montr�alais Mordecai Richler. Pour en savoir plus sur ce personnage et ses odieux propos, cliquez ici.

Veuillez noter que ces citations calomnieuses ont �t� traduites de l'anglais.




�Le Qu�bec me laisse un mauvais go�t dans la bouche, selon moi, prenez ces b�tards (bastards) et jetez-les dans l'oc�an.�

--Jim Karygiannis, d�put� lib�ral ontarien, propos cit�s dans The Gazette du 16 septembre 1989.

�Il est temps que les anglophones se r�veillent et si les Qu�b�cois - les b�b�s g�t�s du Canada - n'aiment pas �a, qu'ils s'en aillent. On se contrefiche (we don't give a damn) de ce que vous avez � dire au Qu�bec. Si vous vous s�parez, on ne vous laissera pas partir avec tout le Qu�bec. Vos fronti�res seront celles d'avant 1867. (�) J'ai parl� � plusieurs Parisiens qui me l'ont dit. Ils ne vous comprennent pas. Vous parlez une langue qui n'est ni du fran�ais, ni de l'anglais.�

--Elmer Knutzen, chef du Confederation of Regions Party de l'Ouest, cit� par Paul Roy dans La Presse du 8 f�vrier 1990, page A2.

�La mentalit� traditionnelle de la plupart des Canadiens fran�ais (se r�sume � ceci): superficiels, ils ne s'int�ressent qu'� ce qui para�t; pour eux, la r�flexion, le courage, la g�n�rosit�, la loyaut� et autres qualit�s ne comptent pas, en r�gle g�n�rale. (�) La majorit� des Canadiens fran�ais ruraux traditionnels ont la mentalit� de peuples du tiers monde. Ils sont obnubil�s pas leur obsession sexuelle alors qu'ils semblent n'avoir aucune soif de connaissance. (�) La plupart d'entre eux sont compl�tement incapables de r�flexion. Ils ne font que r�p�ter slogans ou id�es � la mode. (�) Leur ignorance est r�voltante! (�) Qu�bec est un �tat policier. Il n'y existe ni libert� de presse ni libert� de parole. Les journaux anglais, les stations de radio et de t�l�vision anglaises y appartiennent � des Franco-Canadiens. L'Office de la langue fran�aise, cette organisation ridicule, pompeuse et fanatique, y contr�le l'usage du fran�ais. Il faut converser, lire, �crire et m�me penser en fran�ais.�

--Yolanda East, ancienne fonctionnaire f�d�rale et �crivaine, cit�e par Paul Roy dans La Presse du 9 mars 1990, page B1.

�Les s�paratistes ne sont pas tous des racistes et des criminels.�

--Jean Chr�tien, premier ministre du Canada, en r�action � la d�claration du d�put� f�d�ral John Nunziata � l'effet que les s�paratistes �taient tous des tra�tres et des racistes. 22 avril 1990.

�Le Qu�bec est comme un pays du tiers monde o� il n'y a pas de d�fense pour les individus.�

--May Cutler, mairesse de Westmount, propos tenus � la radio de CBC, 1991.

�Les Canadiens doivent dire d'une m�me voix (aux Qu�b�cois): "Non, vous ne partez pas." (�) Si un petit groupe isol� d'entre vous souhaite retourner en France, nous allons vous trouver un bateau. Et si vous voulez avoir bien � vous un petit bout de ce pays, on vous d�coupera une part de 10 000 ou 1000 milles carr�s. (�) � chaque fois que je prends une bo�te de c�r�ales, je dois la tourner pour trouver de l'anglais. On voit ici des panneaux routiers en fran�ais alors que bien peu de personnes parlent fran�ais dans le coin. Je pense que nous avons fait des efforts consid�rables pour les satisfaire.�

--J.P. Bryan, pr�sident de Gulf Canada Resources Ltd., propos tenus devant 700 cadres du secteur p�trolier � Calgary qui applaudirent ses propos chaleureusement. Propos cit�s dans La Presse du 11 juin 1996, page B1.

�Ils se plaignent et g�missent et endommagent notre �conomie. Ils complotent et combinent et r�vent de cr�er un �tat ethnocentrique francophone. Ils r��crivent l'histoire. Ils cr�ent de toutes pi�ces des revendications pour les injustices r�centes. Ils irritent les Canadiens anglais pour aider leur cause. Ils sont, en un mot, m�prisables (despicable).�

--Diane Francis, r�dactrice en chef du Financial Post, le journal d'affaires le plus influent du Canada anglais, le 4 juillet 1996. Un groupe de pression anglophone trouva le courage de porter plainte contre Francis aupr�s du Conseil de presse de l'Ontario, le 21 mai 1996. Ils affirm�rent que ses �ditoriaux �taient truff�s �d'erreurs grossi�res, de fausses repr�sentations et d'affirmations gratuites.� Aucune suite n'est donn�e � la plainte.

�Le s�paratisme qu�b�cois n'est pas une lutte pour l'auto-d�termination. C'est une conspiration raciale qui a pi�tin� les droits humains, le fair-play, l'�conomie du Qu�bec et la d�mocratie. Les s�paratistes devraient �tre trait�s comme l'�lite impitoyable qu'ils sont. (�) Les s�paratistes ont trich�. Ont menti. Ont cach� les faits. Ont r��crit l'histoire. (�) Ont annul� des votes de fa�on frauduleuse pour ensuite cacher leur crime. Ils ont tripatouill� avec les forces arm�es de la nation. Ont arrach� leurs droits civils aux anglophones et aux allophones depuis plus de trois d�cennies. Ont fait expr�s pour chasser des anglophones du Qu�bec. Ont adopt� des lois qui l�galisent les discriminations dans les domaines de l'emploi et de l'�ducation.�

--Encore cette ch�re madame Francis, dans son livre �Fighting for Canada�, publi� en 1996. Au sujet de la soi-disant discrimination dans le domaine de l'�ducation, il est int�ressant de souligner que la communaut� anglo-qu�b�coise poss�de trois universit�s pour une population de moins d'un million de personnes. Celles-ci re�oivent 23,6% des subventions du Qu�bec et 36,7% des subventions f�d�rales (malgr� le fait que les Anglo-Qu�b�cois ne repr�sentent que 8,8% de la population de la province). Comme discrimination, on a vu mieux.

�Il y a un parall�le entre ce qui est arriv� en Europe et ce qui se produit ici. (Les nazis) ont d'abord fond� un parti, puis ils ont infiltr� les syndicats et les institutions avant de se trouver un leader charismatique. Ce qui se produit aujourd'hui (au Qu�bec) correspond � ce qui s'est produit en Allemagne avant la guerre. Maintenant, on est en train de passer � la purification ethnique. (�) Hitler, lui, �tait fou; je ne pense pas que Bouchard le soit.�

--Anna Terrena, d�put�e lib�rale f�d�rale de Vancouver, propos cit�s dans le Vancouver Sun, juillet 1996. Il semblerait que le fait de tenir des propos calomnieux et racistes � l'�gard du Qu�bec et de son chef d�mocratiquement �lu ne cause pas de probl�me majeur puisque le premier ministre du Canada, Jean Chr�tien, n'a pas demand� � Terrena de retirer ses propos ou m�me de s'excuser. Il lui a simplement demand� de ne pas r�cidiver.

�Si les membres du PQ s'indignent quand je d�cris leur parti comme n�ofasciste, laissez-les faire. (�) la culture francophone en elle-m�me n'est pas aussi intrins�quement d�mocratique que les cultures bas�es sur les traditions britanniques. Si les s�paratistes obtiennent leur �tat un jour, ce sera un pays d�sagr�able, bureaucratique, �tatiste et intol�rant.�

--Barbara Amiel, cit�e dans le magazine MacLeans's, juin 1997. Madame Amiel est l'�pouse de Conrad Black, fondateur du Financial Post. Tout discours raciste diabolise le groupe-cible tout en se donnant � soi-m�me toutes les vertus.

�Le Qu�bec veut un �tat ethnique du XIXe si�cle, mais les chefs et les intellectuels essaient de l'emballer dans des notions de soci�t� pluraliste de la fin du XXe si�cle.�

--Vivian Rakoff, psychiatre de Toronto qui dressa un portrait psychologique d�vastateur du premier ministre du Qu�bec, Lucien Bouchard, sans jamais l'avoir rencontr� (on d�couvrit par la suite que le gouvernement f�d�ral y avait contribu� financi�rement). Comme le d�montre la citation ci-dessus, le bon docteur va m�me jusqu'� psychanalyser le Qu�bec dans son ensemble! Propos rapport�s dans le Globe and Mail du 25 ao�t 1997, page A1.

�Ce pays avait une politique non-discriminatoire d'immigration. Il est clair que le Qu�bec tente de b�tir une enclave ethnocentrique francophone gr�ce � une m�thode de s�lection attentive des immigrants. (�) Le gouvernement f�d�ral est assis, silencieusement, et regarde les s�paratistes enfoncer leur projet dans la gorge des Canadiens en imposant des politiques d'immigration racistes et discriminatoires.�

--Gerry Weiner, ancien ministre conservateur de l'Immigration, propos tenus lors d'une conf�rence de presse � Ottawa, le 28 ao�t 1997. Notons que la politique d'immigration du Qu�bec avait �t� adopt�e par le gouvernement du Parti lib�ral alors que Weiner �tait ministre et qu'il ne l'a jamais d�nonc�e avant l'�lection du Parti qu�b�cois.

�Les Qu�b�cois poss�dent d'immenses richesses mais, g�n�ration apr�s g�n�ration, ils n'ont pas su exploiter pleinement ces dons � cause de l'aspect r�trograde de leur personnalit� culturelle collective.�

--Pierre Elliott Trudeau, ancien premier ministre canadien, f�vrier 1998.

�Les intellectuels qu�b�cois de gauche ont toujours aim� flirter avec des causes qui se pr�tendent lib�ratrices des opresseurs colonialistes - incluant leur propre Front de Lib�ration du Qu�bec local, lequel leur donna un frisson de plaisir en semant la terreur au Canada � la fin des ann�es 60 avec des bombes dans les bo�tes aux lettres, des kidnappings et un meurtre. Leur sympathie culturelle et historique pour les pays arabes francophones � laquelle s'ajoute leur anti-am�ricanisme et une grosse tendance antis�mite qui a influenc� le discours intellectuel du Qu�bec � travers toute son histoire, sont tous des facteurs qui font du Qu�bec la plus anti-Isra�l des provinces et donc la plus enclin � sympatiser avec des terroristes islamistes.�

--Barbara Kay, chroniqueuse au journal National Post, propos publi�s dans sa chronique du 9 ao�t 2006, intitul�e "The Rise of Quebecistan". Kay fait ici r�f�rence � une manifestation pacifique qui eut lieu � Montr�al le 6 ao�t et � laquelle avait pris part plusieurs politiciens qu�b�cois tels que Gille Duceppe (chef du Bloc Qu�b�cois) et Andr� Boisclair (chef du Parti Qu�b�cois). La manifestation demandait que la paix soit r�tablie au Liban, apr�s plusieurs semaines sanglantes de bombardements isra�liens. Madame Kay refuse de s'excuser pour ses propos diffamatoires et r�cidive dans sa chronique du 17 ao�t. Suite � cette seconde chronique, la Ligue Qu�b�coise contre la francophobie canadienne porte plainte pour que Mme Kay et le journal �copent de sanctions criminelles. La Ligue invoque les articles 318 et 319 du code criminel canadien en signalant que ses textes constituent de la propagande haineuse contre les Qu�b�cois et qu'ils ternissent la r�putation de tout un peuple qui ne le m�rite pas.

� mon avis, c'est Biz, membre du c�l�bre groupe Loco Locass, qui offre la meilleure r�plique avec sa lettre ouverte publi�e dans Le Devoir du 15 ao�t. Cliquez ici pour lire les lettres de Biz et de Kay dans leur int�grit�.

�Les Montr�alais se demandent: Pourquoi nous? (...) Les gens de l�ext�rieur du Qu�bec ne r�alisent pas � quel point, depuis des d�cennies, les batailles linguistiques ont marqu� cette ville autrefois cosmopolite. Cela n�a pas seulement affect� les vieilles familles anglophones, cela affecte les immigrants aussi. Il est vrai que les trois fusillades ont �t� le fait d�individus mentalement d�rang�s. Mais il est tout aussi vrai que dans les trois incidents, l�auteur de la fusillade n��tait pas un pure laine, l�argot d�signant un pur francophone. Ailleurs, il serait r�pugnant de parler de puret� de la race. Pas au Qu�bec. (...) Certes, L�pine ha�ssait les femmes, Fabrikant ha�ssait ses coll�gues de l��cole d�ing�nieurs, et Gill ha�ssait tout le monde. Mais tous les trois avaient �t� marginalis�s par une soci�t� qui valorise davantage les pure laine.�

--Jane Wong, chroniqueuse au prestigieux journal torontois The Globe and Mail et la fille du fondateur d'un restaurant chinois bien connu, Bill Wong. Propos publi�s dans le Globe and Mail du 16 septembre 2006. Wong fait ici r�f�rence � la tragique fusillade survenue quelques jours plus t�t au coll�ge Dawson de Montr�al, ainsi qu'� deux autres fusillades survenues � l'�cole polytechnique et � l'universit� Concordia, il y a quelques ann�es. Comme l'�crit si bien le journaliste Michel Vastel: "Cette interpr�tation des �v�nements est odieuse. Elle sugg�re que les tueurs avaient �une raison� de tirer sur des innocents. C'est le Qu�bec, soci�t� distincte, avec ses politiques linguistiques, qui a attis� la haine de ces gens-l�. Si le tueur du coll�ge Dawson, d'origine ethnique, ha�ssait tellement les pure laine, pourquoi s'en est-il pris � une institution dont la majorit� des �l�ves sont eux-m�mes d'origine ethnique?"




Permettez-moi de terminer avec cet article choquant mais tr�s r�v�lateur:



La Presse, mardi le 6 octobre 1992, page B4.

VALENTIN CONTRE LE VILAIN S�PARATISTE


Les jeunes lecteurs du Toronto Sun ont eu une bande dessin�e assez inusit�e � se mettre sous la dent dimanche: les aventures du h�ros Valentin contre un s�paratiste du Bloc qu�b�cois, qu'il n'arrive pas � convaincre d'utiliser la persuasion plut�t que la violence dans son action politique.

L'action se d�roule, lit-on dans les bulles, durant une violente confrontation � l'Universit� Laval, � Qu�bec. Le m�chant, qui porte un pull imprim� d'un gros �Bloc qu�b�cois�, est en train de casser la figure � un adversaire en disant: �Non! Le Bloc qu�b�cois dit non, non, non! On se battra encore jusqu'� la fin. Non!�

Le h�ros est une sorte de croisement entre Superman et Batman, avec des coeurs cousus sur la poitrine. Valentin d�borde de mod�ration, de gentillesse, d'ouverture. Le vilain s�paratiste, lui, ne veut rien entendre, parle de sang, de violence, et cogne � tout va. Cette bande dessin�e a �t� publi�e hier dans The Young Sun, la section r�serv�e aux jeunes. Il a �t� impossible, hier, d'obtenir les commentaires du quotidien torontois.






Image Mordecai Richler et la propagande anti-qu�b�coise

Image Lettre ouverte de Biz

Image Retour � la page principale

Image Plan du site